29 juin 2009
Pensée de nuit
Auguste Lacaussade
Pensée de nuit
Quand règne l’ombre froide et noire et son mystère,
A l’heure de minuit, quand tout dort sur la terre,
Excepté le remords, l’amour ou la douleur,
Je veille, et, triste et seul, je descends dans mon cœur ;
Je sonde en leurs replis mes détresses secrètes,
Mes doutes, mes élans, mes luttes, mes défaites,
L’espoir qui m’a trahi, le rêve où je me plus,
Et les douces erreurs, hélas ! que je n’ai plus.
Et, comme un pèlerin tombé de lassitude,
Du fond de ma misère et de ma solitude,
Je me retourne vers toi qui règnes dans l’azur,
O Maître ! ô Juge ! ô Père ! ami clément et sûr
De l’homme, ô Toi qui sait, qui vois et qui consoles,
Et mon esprit, Seigneur, te parle sans paroles.
Commentaires
Tu trouves toujours les poêmes qui vont bien avec le cour des choses. Pour toi... et pour les autres.
C'est juste que je les trouve beau.






